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Cérémonie du centenaire au 21éme Régiment d’Infanterie de Marine à Fréjus

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Le 1er juin 2018, madame DESMERGERS, accompagnée de son fils, le commissaire général des armées, Eric DESMERGERS et le général (2s) Jacques BONNINGUES, ancien chef de corps du 21 ème de Marine, ont représenté l’ATDM 34 à la cérémonie commémorant le centenaire de la la devise du Régiment.

Au printemps 1918, Le 21ème RIC reçoit l’ordre « s’accrocher, et de tenir coûte que coûte » au fort de la POMPELLE, déterminant pour contrer l’offensive allemande dans la région de Reims.

Au cours de ces combats, en mars et juin 1918, rien ne sera épargné aux Marsouins du 21: l’artillerie, les gaz toxiques, le corps à corps, les lance-flammes. Les actes de bravoure sont innombrables. Ainsi l’aspirant POMIES, blessé grièvement, luttant jusqu’à la mort, galvanise ses hommes au cri de : « Halte-là les Boches ! Ce sont les Marsouins ».

A l’issue de ces attaques le 21ème RIC perd 11 officiers et 412 hommes et acquiert sa fameuse et fière devise : « CROCHE et TIENT ».

La cérémonie du 1er juin, au camp LECOCQ, fut présidée par le CEMAT, en présence d’anciens chefs de corps, de l’ANA 21, des autorités civiles, mais aussi de nombreux habitants de la garnison de Fréjus-Saint Raphaël, très attachés à « leur » régiment.

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Une messe concélébrée par l’évêque aux armées, monseigneur de Romanet et de nombreux aumôniers de l’armée de terre, animée par la musique des TDM et les Polynésiens a précédé la prise d’armes. Tous, tenaient à honorer l’aumônier emblématique du régiment, le père Michel ROSSIGNOL, qui à cette occasion, effectuait ses adieux aux Armes, après 25 ans de sacerdoce auprès du 21.

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Une statue expressive de la devise du régiment exécutée par une peintre-sculptrice officielle des armées à été inaugurée sur une place du régiment qui a pris le nom de « Carrefour de la Pompelle ».

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Après un défilé impeccable, rehaussé par la présence de la Patrouille de France,

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un repas de corps mêlant anciens et jeunes du 21 ème de marine a illustré la cohésion de ce prestigieux régiment de l’Arme,image007 un des plus décorés de l’Armée de Terre comptant 11 citations dans les plis de son drapeau.

J.B

Dévoilement d’une plaque en hommage aux Indochinois
venus en France métropolitaine durant la Grande Guerre.

Pont de Salars
Peu popularisés, donc moins connus que les tirailleurs d'Afrique du Nord ou d'Afrique Noire, les tirailleurs indochinois sont souvent oubliés ou passés sous silence, lors des commémorations et des manifestations patriotiques.
Il est donc bien, à l’occasion de cette belle cérémonie à Pont-de-Salars, de leur rendre hommage, de saluer leur mémoire et de les honorer.
Je tiens à remercier notre amie Nicole SCHIRA pour cette excellente idée mais aussi pour sa détermination et son courage à réactiver la souvenance et la reconnaissance qu’ils méritent. 
Les Troupes de Marine, que notre Amicale représente aujourd’hui, sont fières d’avoir participé à l’engagement colonial de la France, d’avoir partagé la route avec nos Frères d’Arme et d’être restés fidèle à notre éthique, à nos valeurs et à notre culture. Toutes les photos
Nombreux sont nos Anciens TDM qui se sont investis et s’investissent encore pour secourir, soutenir et aider nos amis indochinois chassés de leurs pays en 1975…Nous aidons aussi à la scolarisation des enfants au travers d’associations.
Les liens sont forts et préservés. Ils ont perduré au-delà des conflits et des guerres.
Ils nous rassemblent encore et nous honorent encore aujourd’hui.
 Paul CHASSAGNEUX
Majoritairement Lunellois, avec une première participation de la famille Peyrard, mais avec aussi une bonne représentativité de nos ressortissants de Béziers et d’Agde, nous nous sommes retrouvés à 10h00 à l’entrée du parc ornithologique du Pont de Gau. Pas de vrai retard à déplorer, tout le monde a trouvé le parking, cela changeait un peu nos habitudes.
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Après une entrée studieuse donnant mille renseignements sur la vie des oiseaux et leurs migrations, avoir admiré des cranes divers montrant l’adaptation des becs aux besoins alimentaires, nous avons fait un bon dans l’Est avec dame Cigogne qui veillait sur l’entrée des marais.
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Le gardien de nuit état là aussi mais avait l’œil un peu éteint.
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Après cette entrée en douceur, nous avons eu un festival de couleur par l’arrivée de nombreux flamants roses en bordure du marais, cancanant plus forts les uns que les autres.
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De nombreux nids avaient des petits qui attendaient sagement leurs parents partis aux provisions.
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Après cette entrée en matière nous avons pu admirer les voltiges et la grâce de tous ces oiseaux, tout au long de notre parcours sur les chemins du parc.
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A 12 h 00 nous nous sommes retrouvés à la sortie, où, extraordinairement, nous étions tous.
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Nous avons rejoint le restaurant où Stéphanie (Fille de Gérard et Ghislaine BIHAN) nous a offert une sangria très fraîche (qui était la bienvenue après cette marche), accompagnée de délicieux feuilletés et d’une tapenade goûteuse.
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Nous avons apprécié le repas copieux et gastronomique, arrosé d’un excellent vin. Après avoir refait un peu le monde nous avons clôturé cette belle journée par notre hymne. Chacun étant libre de retourner au parc ou de visiter Les Saintes Marie de la Mer avant l’arrivée du flot des touristes.
Merci à Stéphanie de nous avoir si bien reçu, ce fût une belle journée conviviale. (Les photos de la sortie)
VR

Dévoilement de la plaque en l’honneur des Indochinois à Pont de Salars

8 juin 2018

 Nicole Schira a publié, au nom du Souvenir Français, une étude sur les carrés militaires du cimetière de Rodez, en particulier sur ceux où reposent près de 200 soldats morts pour la France lors de la première guerre mondiale.

A cette occasion, elle a découvert, trois tombes dominées par une stèle différente des autres. Une stèle musulmane, d’un soldat marocain, et deux stèles portant le symbole du bouddhisme mahayana.

C’est ainsi qu’elle a identifié deux soldats tonkinois décédés à l’Hôpital Principal de Rodez en mai et septembre 1919 de maladie contractée en service.

Ils étaient nés en 1893 et 1894 et étaient venus, à peine âgés de plus de 20 ans, pour participer à l’effort de guerre d’une patrie si lointaine.

Ils appartenaient à ce qu’on appela « les infirmiers annamites », parce que la plupart venaient du Protectorat français d’Annam. D’autres sont venus du Tonkin, et des autres protectorats français d’Indochine.

A l’occasion de la cérémonie du 8 juin à Pont de Salars, une plaque commémorative sera dévoilée pour rappeler que, 90 000 ressortissants de l’Indochine Française, partie de l’Empire colonial français, ont franchi les 10 000 kilomètres qui séparaient leur pays de la France métropolitaine, dans des conditions de transport que nous avons peine à imaginer.

Plus de la moitié d’entre eux ont été affectés en tant que militaires dans des usines d’armement ou dans l’administration de l’armée. Près de 30 000 constituèrent les bataillons de tirailleurs indochinois, deux bataillons serviront sur le Front d’Orient 5000 étaient conducteurs d’automobiles militaires. Les deux soldats tonkinois inhumés au cimetière de Rodez faisaient partie des 9000 infirmiers appartenant au Corps des Infirmiers Annamites, créé en 1897. Ils avaient été affectés à la 16ème section d’Infirmiers militaires de Perpignan.

Ces hommes sont souvent oubliés ou passés sous silence, lors des commémorations et des manifestations patriotiques.

C’est la raison pour laquelle le Souvenir Français, Gardien de la mémoire, a impulsé la création de cette plaque à laquelle l’ATDM34 a participé financièrement et qui rappellera leur souvenir à côté du Mémorial dédié aux victimes d’Indochine tombés 40 ans plus tard.

Déroulement de la cérémonie à Pont de Salars

Le menu est à 26€ (chèque a envoyer au trésorier de l'ATDM34)

Ceux qui veulent participer doivent prévenir le président

Les photos de la journée

Le père Mathieu

Convergeant de tous les coins de l’Hérault et deux de l’Aveyron, les plus bruyants, nous étions une vingtaine à nous retrouver autour de la tombe du Père Mathieu pour lui rendre un hommage.

Deux d’entre nous, que nous ne nommerons pas, et donc nous utiliserons pour cette histoire, MC et Y, lettres choisies par pur hasard... Ces derniers, sans doute bercés par les premiers émois du printemps, se sont par erreur engagés sur la colline du village de Montferrier sur Lez, à la recherche du cimetière. Ils ont visité ce charmant village avec ardeur, ne négligeant aucune impasse pour nous trouver. Ils ont bien trouvé deux cimetières mais après l’échec évident de trouver le groupe, ils ont pris la route de Baillarguet, point de rendez-vous pour la messe souvenir.

Pendant ce temps, annoncé par un garde à vous, au clairon, exécuté par Daniel, nous avons commencé notre petite cérémonie. Christian a rappelé la biographie du Père Mathieu et le Père CARDOT, supérieur de la communauté des prêtres-résidents de la maison  retraite des Missions africaines, nous a parlé de sa rencontre avec le Père Mathieu.

Lecture par Christian

Claude a déposé un bouquet et notre Clairon a fait retentir dans la quiétude de ce petit cimetière des frères et sœurs des missions africaines, une sonnerie aux morts émouvante, un peu perturbée par le bruit du véhicule des deux égarés passant sur la route en contrebas. L’hymne a clôturé cette cérémonie.

Dépose des fleurs par Claude

Malgré une pléthore de véhicules à proximité du cimetière et l’offre faite à ceux qui étaient à pieds, ces derniers, avec prothèse ou sans, avec canne ou sans, ont préféré la marche et ont ainsi montré leur jeunesse et leur vitalité.

Sur le parking, nous avons retrouvés nos deux égarés MC, étant un peu remontée contre Y, l’a fait savoir haut et fort, à tous. Mais il était l’heure de la messe et nous nous sommes dirigés vers la chapelle située au premier étage de la résidence..

Chapelle

Une chapelle toute simple, un autel paré d’un tissu brodé dont l’origine outre-mer ne faisait pas de doute, de nombreux pères arborant au moins leurs écharpes liturgiques enluminées par leur provenance africaine, une assemblée renforcée par quelques résidents, tout était en place. Le célébrant nous a fait une messe entrainante, comme on a pu en connaître en Afrique. Une choriste nous a guidé dans les chants. Ce fût une belle messe.

Nous nous sommes dirigés vers la salle panoramique qui portait bien son nom où nous avons passé un agréable moment à partager des souvenirs ponctués par quelques douces sonneries du clairon de Daniel dont l’Amazing Grace. Ce moment de convivialité fût clôturé par l’Hymne.

Réunion

Tout le monde a repris le chemin du parking, Daniel, organisateur de la cérémonie s’étant porté volontaire pour guider ceux d’entre nous qui ne savaient pas où était le restaurant.

Sans GPS, mais ayant cru avoir bien écouté, Y n’écoutant pas MC, s’est lancé et a doublé Daniel en attente de guidage. Moi-même, je me suis allé aussi à cet écart, mais confiant dans la douce voix de mon GPS qui m’annonçait une route sereine, je n’ai pas hésité et j’ai suivi ses conseils, jusqu’au parking du restaurant.

Tout le monde est arrivé où presque, force était de constater que MC et Y bien que partis en premier, n’étaient pas là, tentative de jonction téléphonique, répondeur en service, plus qu’à espérer.

Arrivée de .. et .

Tout le monde passe à table, goûte un petit verre de vin ou d’eau, pour patienter, et enfin nous voyons, une MC encore plus en pétard que précédemment, accompagnée d’Y, zen. Ils font leurs entrées sous un tonnerre d’applaudissements et sont félicités pour leur navigation. Emportés par leur amour débordant pour Montferrier sur Lez, ils avaient à nouveau cherché dans ce village, le restaurant qu’ils n’avaient pas localisé dans leur première reconnaissance.

Un buffet d’entrée copieux, suivi pour certains par un morceau d’agneau qui avait sans doute dû descendre du Larzac en courant, car très ferme, un bon dessert avec du choix et un petit café pour clôturer cette journée souvenir du père Mathieu, qui a dû être bien content de nous voir tous réunis pour ce moment de convivialité avec ses pairs.

Chacun a repris le chemin de ses foyers et nous remercions chaudement les organisateurs, Claude et Daniel, ainsi que notre clairon Daniel et son épouse Nicole, descendu de l’Aveyron pour ce moment de partage.

VR

PS : Les mauvaises langues qui voient un rapport avec les retardataires de la sortie au jardin de Saint Adrien ont raison.